Forts du Sahara Central

                          

                       

BORDJ TIN ALKOUM

1939
  24°35'20.04"N
  10°12'31.25"E
Derniers Forts
Position en KML 

Carte AMS

Google Maps

La position de ce fort a été reconstituée sur la base des informations ci dessous, fort indéfendable car dans l'Oued, et,  dans l'axe de la route arrivant de Djanet, par le Sud.

 Alors qu'aucune image n'était disponible plusieurs photos ont été récupérées sur Google Earth en Mai 2016.

Voila ce fort dans la plaine d'épandage  au confluent avec l'Oued Tin Kar:

 

Le fort, plus une redoute qu'un fort traditionnel carré, est sur une butte au milieu de l'oued.

 

 

Par ailleurs, en raison de la date tardive de construction du fort, aucun fait majeur n'est à signaler, à l'exception de celui ci dessous.

Combat de Tin Alkoum (10 juin 1940).

     Dans la nuit du 9 au 10 deux ou trois cents goumiers de Ghat investissent presque complètement le petit fort de Tin Alkoum et occupent les hauteurs environnantes. Le poste est tenu par onze sahariens de la compagnie du Hoggar et deux opérateurs radios européens aux ordres du brigadier-chef Plet. Celui-ci a reçu l'ordre d'abandonner, en cas d'attaque, le fortin indéfendable et de s'installer dans la montagne au-dessus même du poste pour en assurer la défense de l'extérieur. Pendant trois heures en pleine nuit, le brigadier-chef Plet tient tête aux assaillants. Au lever du jour, il donne l'ordre à ses hommes de décrocher et de rejoindre individuellement le peloton méhariste de l'adjudant Maisonnat installé à l'akba d'Abd-n-Foq sur la route de Djanet tandis qu'il continue seul à défendre l'ouvrage avec son fusil-mitrailleur et des grenades à main. A 6 heures, l'adversaire occupe le fortin; une demi-heure plus tard, Plet est blessé à deux reprises. il continue à se battre et il faut à l'ennemi deux heures pour avoir raison de lui et le capturer. Le brigadier a eu le temps de démonter son F.M. et d'en disperser les pièces dans les rochers.

     Tin Alkoum resta italien jusqu'au 16 Janvier 1943, date à laquelle le 2éme peloton de la Compagnie Saharienne du Hoggar reprend le fort, vide de ses occupants italiens!

Le fort de Ghat, à 40km de Tin Alkoum par Andrigul

Arriver à Tin Alkoum

Si vous êtes dans l'Oued In Djerane, et que vous revenez du Tadrart, c'est simple, suivez le panneau! Sonatrach

Mais si, plus probablement, vous arrivez de Djanet, il suffit de suivre la route qui doit, aujourd'hui être goudronnée

 

Ci dessus l'avancement de la route en 2008. Le goudron doit aller aujourd'hui à la frontière

Lieutenant Gardel - Esseyen 10-11 avril 1913

Certes Esseyen n'est pas en Algérie, il est en Libye, mais l'Oued Esseyen prend sa source, si l'on peut dire, en Algérie et le lieu du combat est très proche de la frontière. Allez le voir sur Google Earth : Esseyen

Croquis du Capitaine Charlet, Commandant à Djanet, sur le combat d'Esseyen dans l'Histoire des Compagnies Méharistes du site Limafox

A droite, Télégramme enregistré le 8 mai 1913 au Gouvernement Général sous le n°1512 par le Bureau des Affaires Indigènes Militaires qui apprit à Alger la victoire d'Esseyen , dans l'Histoire des Compagnies Méharistes du site Limafox.
~ÔFAI, OUARGLA 363 232. ? 16/45- COMMANDANT OASI S A GOUVERNEUR GENERAL-  SOUS COUVERT COMMANDANT CORPS D ARMÉE, ALGER.- NO 116 T - BRILLANT SUCCES
 CIE TIDIKELT DIX AVRIL LIEUTEfl4NT GARDEL COMMANDAN'T RECONNA!SSANCE CINQUAN'IE SPAHIS ATTAQUES PAR HARKA TROIS CENT CINQUANTE CINQ FUSILS COMBAT ENGAGE RAPIDEMENT ACHARNE A DURE QUATORZE HEURES DONT TOUTE UNE NUIT ENNEMIS  -ENTOURANT POSITIONS SPAHIS ATRENTE- METRES MOMENT CRt'l'IQUE VIGOUREUSE CHARGE A LA BAÏONNETTE MENÉE PAR LIEUTENANT GARDEL ET MARECHAL DES LOGIS   BAGNERES A COUCHE SUR TERRAIN VINGTTROIS ENNEMIS ET MIS EN FUITE LE RESTE
QUARANTE TROIS ENNEMIS TUES CINQUANTE CINQ BLESSE5 TRENTE DEUX FUSILS TIR  RAPIDE ET NOMBREUSES MUNITIONS PRISES DE NOTRE COTÉ. DEUX TUES SEPT BLESSES DONT UN GRIEVEMENT TRENTE-SEPT MEHARA TUES PETITE TROUPE DE HEROS FORCÉE RETRAITER A PIED PENDANT CENT-VINGT KILOMETRES EMMENANT BLESSÉS RECUEILLIS PAR DÉTACHEMENT DE RENFORT A CINQUANTE KILOMETRES DE DJANET LIEUTENANT GARDEL SECONDE PAR MARÉCHAL DES LOGIS BAGNERES ET BRIGADIER DE CONCLOIS A  FAIT PREUVE COURAGE ET SANG FROID ADMIRABLES TRES BELLE CONDUITE DES SPAHIS
RENSEIGNEMENTS ARRIVENT DE RAT HARKA FORTE TROIS CENT CINQUANTE CINQ HOMMES COMMANDÉE PAR SULTAN AHMOUD ET INGUEDAZZEM DISLOQUÉE QUATRE JOURS APRES COMBAT APRES AVOIR PILLE COMMERCANTS TRIPOLITAINS ET CAISSES ARGENT TURC GAT EVACUÉ SECURITÉ RÉTABLIE QUITTERAI DJANNET DES QUE CONFIRMATION
RENSEIGNEMENTS CI DESSUS RENTRERAI A INSALAH APRES AVOIR DISLOQUÉ GOUM
OUARGLA UNE PARTIE RENTRERA DIRECTEMENT OUARGLA AUTRE PARTIE RECONNAISSANCE TITERSIN GOUM ELLOUED DOIT QUITTER RÉGION AGEGER 1 MAI APRES AVOIR EXÉCUTÉ RECONNAISSANCE HASSI BOURAREHAT OUANSIDI INOZAOUA.  

BORDJ ARRIKINE

1920
  24°15'16.91"N
 10°30'3.51"E
Derniers Forts
Position en KML 

 Aucune photo de ce Bordj  (En 2012- Voir ci dessous) dont même la localisation exacte était inconnue.

Le Lieutenant Petit de la Compagnie Méhariste des Ajjer, en 1956-1958, a précisé sa position                                    

Il est à 50km de Tin Alkoum, presque au bord de la route, au milieu de l'Oued Arrikine.

 A mi chemin du trajet Arrikine-Tin Alkoum, vers l'est de la route, le terrain d'atterrissage de Tazzaït

 

Une anecdote au sujet de la piste. Ce sont des elements targuis et chaambas du peloton portede la Compagnie Montée des Adjers qui, à l’aide de pierres ramassées dans la rocaille, ont balisé une piste d’attérrissage d’urgence. J’ai ensuite porté sur calque le dessin de la piste et ses coordonnées. Ceci pour mon autorité de tutelle

Jean Glandus-Chef de Poste In Ezzane

Arrikine en 1950

En Mai 2013, Mail de Jean Glandus, laconique:

J’etais chef de poste a in ezzanne en 1957.je retrouve ce coin avec emotion

Aprés un peu d'insistance, Jean Glandus avoue:

C’est le seul poste ou helas j’etais en panne de film.Pas de magasin a proximite. ; Amicalement

Et enfin, un peu plus tard, le 21 Mai

Je possede quelques photos du bordj arrikinne.Elles datent des annees 50

Jean Glandus était par là, au moins entre 1950 et 1957. Il a sûrement eu de trés belles nuits sahariennes, mais ses conditions de vie ne devaient pas être roses tous les jours. Il mérite, comme beaucoup de sahariens, notre respect!

Ecrire à Jean Glandus

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